Université de Limoges

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Les déboires du juste ou les malheurs de la vertu dans les nouvelles de Kleist

Aline Le Berre - 1999

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Kleist, dont la courte vie (1777-1811) s'achève par un suicide, n'est pas seulement un des dramaturges allemands les plus talentueux, à l'égal de Goethe et de Schiller. Il a aussi écrit huit nouvelles, qui, selon Stefan Zweig, sont “les plus concises, les plus froides, les plus concentrées de la littérature allemande”. Le présent ouvrage les présente en privilégiant une perspective psychologique et philosophique. Il s'efforce de dégager les conceptions existentielles de l'écrivain, notamment son attitude par rapport à l'éthique.

En effet, à la fin du XVIIIe siècle, on s'interrogeait sur la morale en littérature. Rousseau, Diderot prônaient l'édification du public, tandis qu'avec l'Abbé Prévost, Choderlos de Laclos et surtout Sade, se faisait jour une tendance iconoclaste. C'est l'époque, également, où Kant affirmait dans sa philosophie que tout homme recelait au fond de lui-même le sens du bien. L'œuvre de Kleist se situe dans un tel contexte. Une question la sous-tend, celle de l'utilité de la vertu. Alors que la littérature édifiante s'applique à montrer la vertu récompensée et le vice puni, Kleist campe de façon réitérée des personnages de justes, accablés de malheurs. A ses yeux, la bonne intention n'est aucunement garante du bon résultat. Le paradoxe, et ce qui constitue son originalité, c'est qu'il n'est nullement un émule de Sade et un détracteur de la morale. Au contraire, disciple de Kant, il fait de celle-ci un impératif catégorique, un absolu. Aussi en souligne-t-il la totale gratuité. A son avis, elle n'a pas sa place dans ce qu'il appelle “l'organisation viciée du monde”.

Cette étude tente donc de faire apparaître les thèmes récurrents dans les nouvelles, ceux de la vertu punie, de la fatalité, du réel impénétrable, de la négation de la théodicée leibnitzienne, d'établir des axes de convergence et d'analyser les fondements du pessimisme kleistien.


Sommaire

Introduction

PREMIÈRE PARTIE : L’ANGÉLISME DE KLEIST

L'influence de la littérature sentimentale du XVIIIe siècle

L'idéalisation kleistienne

DEUXIÈME PARTIE : LA VERTU PUNIE

La charité dangereuse

La pureté outragée

Le juste abandonné

TROISIÈME PARTIE : LE RÉEL IMPÉNÉTRABLE

L'homme aveuglé

La dualité humaine

Imbrication du bien et du mal

La force de l'irrationnel

QUATRIÈME PARTIE : LA NÉGATION DE LA THÉODICÉE

Le poids du destin

La perte du juste

Le divin impénétrable

La fuite dans la folie

L'attitude de Kleist face à la morale

CONCLUSION
Bibliographie

Index


L'auteur

Aline Le Berre enseigne la langue et la littérature allemande à l'Université de Limoges. Agrégée d'allemand et docteur ès lettres, elle a écrit une thèse sur Johann Christian Günther, héritier de la tradition poétique baroque. Elle est l'auteur des plusieurs ouvrages et de nombreuses études sur la littérature baroque, le Sturm und Drang et le romantisme allemands, notamment sur Grimmelshausen, Goethe, Schiller, Kleist ainsi que Storm et Schnitzler.

 

Collection
Année de publication 1999
Langue Français
ISBN10 2-84287-129-4
ISBN13 9782842871291
Format Livre broché
Pages 178
Discipline Etudes germaniques

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