Université de Limoges

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Lire la ville, dire le crime - Mise en scène de la criminalité dans les mystères urbains de 1840 à 1860

Nicolas Gauthier - 2018

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Des brutes sauvages et sanguinaires rôdant au cœur de la cité, des policiers qui volent, des médecins qui assassinent, des surhommes punissant en dehors des lois : les mystères urbains offrent au lecteur une imposante galerie de criminels dans une société où les honnêtes gens semblent confinés au rôle de victime. Leur principale contribution au mythe de la ville moderne consiste ainsi à cristalliser une criminalité urbaine anxiogène et à affirmer déchiffrer un espace social chaotique et incompréhensible pour le non-initié.

Entre 1840 et 1860, E. Sue, A. Dumas, P. Féval, L.-F. Raban, C. Robert et E.-F. Vidocq offrent chacun leurs mystères urbains. De ce riche corpus, peuplé de criminels caractérisés par une perpétuelle tension entre tradition et modernité menaçante, émergent une poétique complexe et une fascinante conception de la lecture. C’est à cartographier les voyages qu’ils proposent à leur lecteur que s’attache cet ouvrage, afin de mettre en évidence une dramatisation du crime kaléidoscopique, ambivalente et, à bien des égards, toujours pertinente.


 

Introduction

- Le personnel criminel romanesque

- Organisation de l'ouvrage

 

Première partie :Mystères urbains et lectures « criminelles »

 

Chapitre 1 : Les Mystères urbains

- L’ « invention » du roman-feuilleton

- Les Mystères de Paris, lentille déformante

- Un succès médiatique

- Un sous-genre romanesque

Chapitre 2 : Un horizon bigarré pour parler du crime

- Avant 1823

- Le roman gothique

- Le mélodrame

- Robert Macaire

- La décennie 1820

- Les Mémoires des acteurs du crime

- Mémoires de policiers : le cas Vidocq

- La proximité du lointain : deux modèles incontournables

- Walter Scott : l’histoire des mœurs

- J. F. Cooper : éloignement et proximité

- Un regard scientifique sur le social : les enquêtes et la sociologie

- La monarchie de Juillet

- La presse judiciaire

- La « littérature panoramique » : fresques sociales et 
« physiologies »

- Paul de Kock

- Les fresques sociales

- Les « physiologies »

 

Seconde partie : Un monde gangrené par le crime

 

Chapitre 3 :Une inquiétante proximité : la criminalité exotique

- Le décor

- Les quartiers louches

- Le tapis-franc

- Les criminels exotiques

- La brute

- L’apparence de la brute

- Le phénomène de l’argot

- La brute en captivité

- L’usurier

- Le criminel d’exception

- Le portrait physique

- Le portrait moral

- Des disciples de Robert Macaire

- Les criminels d’exception en devenir

Chapitre 4 : La criminalité civilisée

- Le crime aristocratique

- Le ravisseur

- Le faussaire

- Le voleur

- L’aristocratie criminelle dans nos mystères urbains

- Le crime professionnel

- Les officiers de justice

- Les employés subalternes

- Les notaires

- Les hommes d’Église

- Le médecin

- Le sorcier

- Le savant fou

- Les forces de l’ordre

- Les crimes de la police

- La haute police

- La police « ordinaire »

- Le pire et le meilleur de la police

- Un héritier de Fouché et de Vidocq

Chapitre 5 : La femme et le crime

- La femme à séduire

- La jeune femme malheureuse et persécutée

- La prostituée vertueuse

- L’épouse du bagnard

- La victime par excellence

- La femme séductrice

- Signes révélateurs

- L’aventurière

- La gouvernante criminelle

- Un poison pour les hommes

- La femme hors séduction

- La tenancière de tapis-franc

- La tenancière d’auberge rouge

Chapitre 6 : Le surhomme : hors des lois, au-dessus des lois?

- Le modèle canonique

- Le surhomme dans nos mystères urbains

- La qualification différentielle : le portrait initial

- Des « héros byroniens »

- Refuser le « héros byronien »

- Le paradoxe de l’omniscience

- La fonctionnalité différentielle : épreuve initiale et quête

- L’épreuve qualifiante : soumettre la brute

- La quête

- Destinateur, destinataire, objet

- Adjuvants

- Le commentaire explicite : juger le surhomme

- La prédésignation : le flâneur, le détective et l’écrivain


Troisième partie : Le crime de la lecture, le crime et la lecture

 

Chapitre 7 : Une double lecture : le lecteur dans l’œuvre

- Une scénographie annoncée

- Signaler la fiction

- Orienter la lecture

- Préfaces et textes à valeur préfacielle

- Les termes du contrat de lecture

- Une scénographie en action

- Le savoir « sérieux » des mystères urbains

- Guider le lecteur

- Aux frontières du récit

- La digression

- La note

- La double lecture

- Adresses légitimes

- Adresses suspectes

- Le pouvoir du narrateur

- Les attentes du lecteur

Chapitre 8 :Vers une lecture spécialisée : de l’œuvre au genre

- Mise à distance de la lecture naïve

- L’épouvantail de la lecture pernicieuse

- Les personnages de lecteurs

- Lire, décoder : valoriser la lecture comme déchiffrement

- La surenchère comme signal d’une autre façon de lire

- Surenchérir pour séduire

- Une lecture spécialisée

- Considérations morales, idéologie problématique

- Le crime peut payer

- La fascination pour le criminel de talent

 

En guise de conclusion

- Crimes répétés, fictionnalisation actualisée

- Criminalité : le modèle de l’entrepreneur

 

Annexe – Résumés des œuvres du corpus


Bibliographie

1-Corpus

2-Autres œuvres des mêmes auteurs

3-Autres œuvres littéraires

4-Autres œuvres

5-Ouvrages et articles consacrés au corpus

6-Ouvrages théoriques et critiques

7-Journaux consultés

 

 

 

Collection Médiatextes
Année de publication 2018
Langue Français
ISBN10 2-84287-773-6
ISBN13 9782842877736
Format Livre broché
Pages 290
Discipline Littérature

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